Réduire le déficit commercial de la France : tour d'horizon des nouveautés

Actualité - Publiée le 28/11/2013

Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur  ambitionne, dans le cadre du « Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi » de réduire d’ici à cinq ans le déficit commercial de la France hors énergie. Pour atteindre l’objectif, de nouvelles cibles sont privilégiées et les dispositifs publics de soutien à l’export sont ou seront progressivement revus et corrigés. Tour d’horizon des nouveautés.

Le plan cible 47 pays et quatre familles de produits qui sont réunies autour du concept du « mieux vivre », « Mieux vivre en ville », « Mieux se nourrir », « Mieux se soigner » et « Mieux communiquer ». Dans ce cadre, les PME et ETI à fort potentiel de croissance à l’export sont prioritairement ciblées par les organismes qui gèrent les aides publiques.

Pour les entreprises en quête d’aide et de ressources financières, depuis l’automne 2012, l’Etat a passé la main aux régions qui pilotent désormais le développement économique et l’internationalisation des entreprises sur leur territoire. Dans ce cadre, elles s’engagent à adopter un PRIE (Plan régional d’internationalisation des entreprises) qui fixe les objectifs, la stratégie, les priorités sectorielles ou par filières ainsi que le type d’aides et leurs montants. La mise en place de ces plans est en cours dans les régions à l’exception de la Bretagne, des Pays de la Loire, et de  Rhône-Alpes notamment qui ont déjà bouclé le processus.  

Par ailleurs, Bpi France, née en juillet 2013 du regroupement d’Oséo, de CDC Entreprises et du Fonds Stratégique d’Investissement propose sous l’appellation  « Bpifrance export », un nouveau guichet qui permet aux candidats à l’international de retrouver l’ensemble des soutiens financiers et d’accompagnement publics à l’export de Bpifrance, Ubifrance et Coface. Cet effort de simplification a conduit, par exemple, à la création d’un seul dispositif de prêt, le PDI (Prêt de développement International) en lieu et place des anciens « prêts pour l’export » et « contrat de développement international ».

Pour la partie diagnostic et conseil, l’état fixe à l’agence Ubifrance un nouveau cap qui s’inscrit dans le cadre des priorités sectorielles et géographiques et qui vise à assurer un accompagnement durable et qualitatif à 1 000 ETI à fort potentiel de développement international.  

Enfin, des réformes en préparation permettront à terme de fédérer sous un label commun tous les organismes « France international ». Toujours dans un souci de simplification d’accès à l’information, un site internet regroupera toutes les procédures d’aides ainsi qu’un réseau social des exportateurs.


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